Le 1er juillet 2011, les propriétaires de l’Abbaye de Fontdouce, Jean-Pierre et Gérard Boutinet, inauguraient la salle des moines nouvellement restaurée et fêtaient le 900e anniversaire de la fondation du monastère avec un concert exceptionnel donné en soirée.
 
     
   
    1er juillet 2011
 
 
Le 1er juillet 2011 fut fêté le 900e anniversaire de l’Abbaye de Fontdouce, fondée en 1111, avec un concert exceptionnel donné par le Grand Chœur de l’Abbaye aux Dames de Saintes sous la Direction de Michel Piquemal : il s’agit du Requiem de Mozart, qui s’est déroulé en plein air, dans le grand pré de l’Abbaye de Fontdouce. Plus de mille personnes étaient présentes lors de cette soirée historique.

Ce même jour, en fin d’après-midi, fut inaugurée la salle des moines, nouvellement restaurée après 5 années de travaux. Plusieurs centaines de personnes sont venues, à l’invitation des propriétaires, découvrir les résultats d’une longue démarche menée en collaboration avec l’Etat, le Conseil Régional de Poitou-Charentes et le Conseil Général de Charente-Maritime.

Ce 1er juillet, en ouverture du concert, Jean-Pierre Boutinet, propriétaire et initiateur avec son frère Gérard de la restauration de l’Abbaye de Fontdouce, a tenu le discours suivant devant le millier de spectateurs présents :                   
 
     
 
Pourquoi jouer le Requiem de Mozart pour célébrer les 900 ans de la fondation de l’Abbaye de Fontdouce ?

Curieuse façon de fêter un anniversaire, en l’occurrence les 900 ans de la fondation de notre abbaye, que de le marquer par un Requiem ! Pourtant ce Requiem de Mozart que nous allons entendre ce soir, en ce 1er juillet 2011, donné par le Grand Chœur de l’Abbaye aux Dames de Saintes sous la direction de Michel Piquemal, nous allons l’apprécier. Car il prend présentement toute sa signification ; ou plutôt on peut lui attribuer pour le moins quatre significations fortes.

Il symbolise tout d’abord une vie défunte qui aspire à trouver le repos, celle de cette abbaye de Fontdouce brusquement et autoritairement fermée en 1791, année justement de la composition du fameux Requiem, une fermeture qui clôt définitivement près de six siècles de vie monastique déployée en ce lieu ; le coteau nord de notre vallon est encore parsemé des sarcophages des moines qui ont vécu ici, en quête d’un sens à donner à leur destinée.

Mais Mozart a laissé son Requiem inachevé, emporté subitement par la mort, nous rappelant d’une certaine façon que cette œuvre de réhabilitation de Fontdouce, reste une reconstruction fragile et elle-même encore en grande partie inachevée, mais qui est vouée à demeurer interminable, comme chacune de nos entreprises.

Chanté et orchestré en 2011 en ce lieu qui a retrouvé tout son calme et sa sérénité, le Requiem introduit un contraste fort avec les tensions, turbulences, conflits du monde qui nous entoure, nous incitant par ce havre de paix à retrouver une forme de quiétude, capable d’humaniser les turpitudes qui nous assaillent.

Enfin par son Requiem, Mozart nous lance un autre appel, lui qui fut en tension, écartelé à la fin de son existence entre l’ombre et la lumière, l’angoisse perturbatrice et la joie rayonnante ; finalement à entendre ce que nous allons entendre, à travers cette alternance d’écartèlement et de joie rayonnante qu’il nous sera donné d’éprouver, que pouvons-nous dire de nous-mêmes et du sens que nous donnons ici à la vie et à la mort ?
 
  Jean-Pierre BOUTINET  
  photos © Alain Arnaud ▼  
   
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